Il y a trois ans, nous découvrions les charmes de Palerme et plus largement du nord-ouest de la Sicile. Ce voyage de deux mois nous avait fait forte impression, mais nous avait laissé un petit goût d’inachevé au fond de la gorge, parfum orange sanguine. Depuis, le sud-est de l’île nous appelait de sa petite voix : « et moi ? et moi ? ». Nous finissons par répondre et débarquons pour un mois de décembre entier à Catane, la deuxième ville de l’île.
Et savez-vous comment nous débarquons ? En train depuis le continent. Vous avez bien lu, un train de nuit mène en Sicile. Nous l’avons attrapé à Gênes où nous étions juste avant. Nous nous demandions par quelle sorcellerie il traverserait le détroit de Messine sans pont ni tunnel, eh bien il se disloque en morceaux et grimpe sur un bateau spécialement conçu pour lui.
Une fois à Catane, nous sentons bien vite que nous avons quitté l’Italie du nord. Nous découvrons une ville sombre, abîmée par la vie, des déchets multicolores qui virevoltent au vent léger, des Fiat riquiqui qui rebondissent sur les pavés, des orangers croulant de vitamine C, des références religieuses tous les deux pas et de la nourriture alléchante à profusion.
Virage à 180 degrés, changement de stratégie. Nous allons répondre point par point aux clichés qui tournoient autour de Catane et tâcher de les défaire, ou de les confirmer lorsque ce n’est pas possible !
Cliché 1 : Catane serait une ville sale
Commençons par une confirmation : oui Catane est sale. Palerme n’était déjà pas une championne du balai, Catane pousse le bouchon un peu plus loin. Mais elle a une excuse : le tabagisme passif.
Un jour, installés à la terrasse d’un café, nous remarquons des cendres sur nos tasses, notre table, nos mains, nos visages… Inutile de les frotter, elles s’étalent, nous voilà barbouillés. Nous filons sur la rue principale qui a vue sur l’Etna et bingo, le vieux fumeur s’est réveillé. Une sombre colonne s’en échappe, le soleil s’éclipse derrière, nous paniquons, courons nous réfugier dans notre logement… sous l’indifférence complète des habitants qui se promènent comme si de rien n’était.
Le lendemain, les Catanais ont déjà bien à faire pour nettoyer leurs voitures, plus personne n’est disponible pour les trottoirs.
Deuxièmement, Catane est une ville où chacun peut exprimer son petit grain de folie. Certains aiment siffloter, d’autres taguer les murs, d’autres se garer n’importe où, d’autres encore jeter des papiers par terre, dans la joie et la bonne humeur. Les vendeurs des multiples marchés sont de meilleure humeur que tout le monde, ils crient, chantent, gesticulent et dispersent des plastiques dans tous les sens, qui finissent par redécorer la ville.
Ornements spontanés :
L’art du créneau à la sicilienne :
Ajoutons que, contrairement à la plupart des autres villes italiennes, Catane n’a pas encore repoussé la circulation automobile de son centre-ville, ce qui ajoute à la pollution et la pagaille générales.
Cliché n°2 : Catane ne serait pas très belle
C’est bigrement faux ! Certes, la barre est exceptionnellement haute en Italie, mais le centre de Catane recèle des chefs-d’œuvre. La via Etnea, par exemple, est pétrie d’une élégance que l’on ne sait plus reproduire de nos jours.
Elle s’achève tout en majesté sur la piazza del Duomo, c’est-à-dire la place de la cathédrale, loin d’être la plus laide du monde.
Au centre de cette place, trône un éléphant surmonté d’un obélisque*. Personne ne connaît son âge, mais il a vu passer du monde. Les Arabes appelaient déjà Catane « la ville de l’éléphant » il y a 1100 ans.
* utiliser le mot obélisque sans astérisque est interdit.
Et puis, la beauté de Catane réside dans une série de monuments secondaires, que nous allons continuer d’énumérer à travers cet article.
Cliché n°3 : Catane serait une ville sans histoire, car reconstruite
Faux. Certes, les vieux bâtiments de Catane n’ont pas eu de chance avec les éléments. Mais combien de villes peuvent se targuer d’avoir en plein centre un théâtre grec encore debout et toujours utilisé ?
Ce n’est pas tout, les Romains ont à leur tour laissé les ruines d’un amphithéâtre de 15 000 places, au milieu de la place Stesicoro.
Le reste des bâtiments n’a pas résisté à la double apocalypse de 1669 et 1693. En 1669, c’est une coulée de lave de l’Etna qui s’approche. Les habitants tentent de la stopper, la détourner, l’insulter, l’apaiser, lui jeter de l’eau bénite, mais rien n’y fait, elle parvient à percer les murailles et à manger plusieurs quartiers. Le château d’Ursino est un miraculé. Grâce à ses douves, la lave a poursuivi son chemin sans l’avaler et recouvert une bonne portion de mer. Lui qui siégeait en bord de mer se trouve désormais à un kilomètre de la côte !
Un peu plus loin, le monastère des Bénédictins a eu chaud au popotin lui aussi. Ses moines avaient pris les devants, retroussé leurs manches de soutanes et creusé une digue de déviation. Manque de pot, quatorze années plus tard en 1693, le plus violent séisme de l’histoire de l’Italie s’abat sur la région et laisse Catane sans dessus-dessous. Elle perd les deux tiers de ses habitants et presque tout ce qui tenait debout.
Y compris son monastère des Bénédictins, reconstruit en version 2 avec plus de faste. Au diable la frugalité ! À l’époque, les riches familles envoyaient leur fils cadet soit à l’armée, soit à l’église, et dans ce cas allongeaient la monnaie pour lui offrir une cellule monacale « Superior Deluxe Plus » avec pension complète.
Revenons-en à Catane. Tout est détruit en 1693, mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Les plus grands architectes de l’époque sont appelés. Ils jettent l’ancien plan de la ville à la poubelle et choisissent de remettre au goût du jour un style démodé, le baroque. La ville en ressort plus droite, plus carrée, mais aussi plus harmonieuse.
Sauf chez nos fameux moines bénédictins qui, à force d’enjoliver leur couvent cinq étoiles, n’ont plus un denier pour terminer leur église San Nicolò l’Arena. N’hésitez pas à entrer tout de même, son intérieur est le plus vaste de Sicile.
Enfin, si vous pensez toujours que Catane n’a pas d’histoire, nous recommandons le free walking tour en anglais. Il dure près de deux heures et son guide est inépuisable sur le passé, le présent, les légendes siciliennes et les spécialités locales.
Cliché n°4 : Personne ne parlerait jamais de Catane
C’est faux. La Compagnie Créole a adoré le côté décalé de cette ville et en a tiré une chanson :
« Décalée Catane, décalée Catane, ohé ohé »
Cliché n°5 : Il n’y aurait rien à faire à Catane
Aaarglglrlg….. kouf…. kof…. (nous nous étranglons). Vous n’avez pas entendu parler des marchés de Catane ? Ce sont d’authentiques spectacles à eux seuls.
Commençons par la pescheria, c’est-à-dire le marché aux poissons qui déploie ses écailles chaque matin à proximité du Duomo. D’un côté de grands étals bien fournis, de l’autre des stands plus rudimentaires avec trois dorades et quinze maquereaux que les marchands ont remontés eux-mêmes avant l’apparition du soleil.
À notre grande surprise, l’odeur est soutenable. Un gage de fraîcheur, certainement.
Quelques minis restos ont installé leurs tables entre les stands pour déguster du poisson grillé. Dans les rues alentour, les fruits, légumes ou épices prennent le relais. Nous découvrons la passion hivernale des Italiens pour un légume en particulier, vendu à la pelle ou à la braise : l’artichaut.
Les ruelles attenantes telles la via Pardo et la via Gisira sont parmi les plus joyeuses de Catane, décorées de parapluies colorés, de graffitis, mais aussi de terrasses.
Ce n’était que l’échauffement. Plongez ensuite tête baissée dans la foule du marché Fera ‘o Luni, qui signifiait « marché du lundi » mais qui revient désormais tous les matins, sauf le dimanche. Un raz-de-marée haut en couleurs submerge alors la piazza Alberto di Savoia. Et le samedi il conquiert encore plus de rues, rassemblant encore plus de clients.
Ce marché nous a laissé la bouche en O et les sourcils en ^^. Il est folklorique, bordélique, soukique, poétique, typique, épique et colégram. On y trouve (bien entendu) des artichauts, mais aussi des robes de soirée, des oranges cueillies juste à côté, des jouets qui font « ouaf pouet bip coin coin », des marrons chauds, d’autres trucs qui crament et même des couturiers sur leurs machines à bascule. Le tout accompagné d’une clique de « personnages », la clope au bec, qui se cassent la voix, cassent les prix et cassent un peu les oreilles. Et sûrement la figure si vous leur répétez.
Pendant ce temps, les goélands organisent des vols de reconnaissance pour localiser ce qu’il leur restera à chaparder. Beaucoup de sacs plastiques, mais pas que !
Cliché n°6 : Les Catanais seraient sanguins
Oui, cela arrive. Mais uniquement si, par mégarde, vous prononcez le mot arancina devant eux. Cette spécialité sicilienne à base de riz et enrobée de chapelure doit impérativement être appelée ici arancino, au masculin. Le désaccord alimente depuis des années la rivalité entre Catane et Palerme, tout comme sur la forme de ce chef-d’œuvre de la gastronomie de rue.
Pour nous peu importe, du moment que le goût est là. D’ailleurs, si vous voulez faire honneur au terroir, nous vous suggérons de croquer dans un arancino parfum pistache-fromage. Le village de Bronte tout proche produit soi-disant les plus vertes et les plus savoureuses pistaches du monde.
Poursuivons avec les spécialités catanaises. L’une d’elles est la cipollina, un friand à l’oignon et divers autres ingrédients :
Du côté des pâtisseries, les Catanais n’ont pas à rougir de leur spécialité. Ou peut-être que si… un peu…
Cliché n°7 : À Catane, il y aurait des bondieuseries partout
Cette fois nous vous l’accordons, c’est vrai. Flâner dans Catane, c’est tomber en tout chemin en tout lieu sur des affiches, des statues, des petits autels…
… et bien sûr, des bâtiments. La ruelle la plus impressionnante, pieusement parlant, est la via Crociferi, qui aligne sur cinq cents mètres pas moins de cinq églises et quatre institutions religieuses.
Cliché n°8 : Catane ne ferait pas vibrer les touristes
Faux ! Nous y avons vécu un tremblement de terre à 4,3 sur l’échelle de Richter et… un peu plus sur l’échelle de la frousse.
Cliché n°9 : Catane ne serait pas une ville raffinée
Détrompez-vous. Et c’est là l’un des secrets les mieux gardés de Catane. Derrière son air canaille, se dissimule un petit cœur sophistiqué. Encore faut-il aller le débusquer. Voici une paire d’idées :
Au sein d’un pâté de ruelles anodines, se cache le superbe Teatro Massimo Bellini.
L’extérieur est majestueux, mais attendez de voir l’intérieur, tout en dorures et peintures. Une visite guidée existe (6€50), mais nous avons plutôt choisi d’assister à une représentation (calendrier et réservation ici).
Autre joyau de Catane, le palais Biscari. Le propriétaire-héritier fait visiter en personne sa modeste demeure, raconte sa construction, l’histoire de ses ancêtres et présente les différentes pièces, dont une épatante salle de bal (tarif 8€, en français, horaires de visites changeants, appelez la veille).
Cliché n°10 : Il vaudrait mieux dormir ailleurs qu’à Catane
Ne faites pas cette erreur. S’il y a bien une chose qui nous a marqués lors de notre séjour à Catane, c’est l’ambiance des soirées ! Peu importe la température extérieure, les Catanais s’enroulent dans leurs doudounes et se plantent en terrasse jusqu’au bout de la nuit. Même les ados, du haut de leurs 14-15 ans, sont de sortie sur la place face au McDo, sapés de leur plus belle minijupe pour les jeunettes, plus belle paire de baskets pour les jeunots.
C’est du côté de la via Gemmellaro que nous remarquons le plus d’ambiance, surtout en week-end, avec des musiciens qui jouent directement dans la rue et des refrains que tout le monde entonne.
Cliché n°11 : Catane manquerait de points de vue
Hélas les amis, ce n’est pas Taormina ici. La mollesse du relief, conjuguée à l’étroitesse des rues, permet à peine de repérer le nez de l’Etna depuis certains trottoirs, et encore, sur la pointe des pieds. Mais il y a quelques astuces à connaître.
Tout d’abord, l’église inachevée de San Nicolò l’Arena propose une promenade panoramique à son sommet pour 3€.
Hmmm… pas mal, mais il y a mieux. L’église Badia de Sant’Agata, en face du Duomo, autorise aussi la grimpette sur sa coupole pour 5€. C’est plus cher, mais la vue est superbe sur l’Etna…
… notamment au coucher du soleil.
Mais il y a mieux encore. Mettez le cap vers la mer, franchissez une voie rapide, passez sous un pont, traversez un parking, dépassez une zone de bâtiments douaniers, engagez-vous sur la digue et… Tadaaam…
Tagadada daga dagadaaaaaaaaam…
Tagadam tagadam tagam (mouette mouette)…
Cliché n°12 : Catane manquerait de verdure
Il faut l’avouer, le centre de Catane fait la part belle à la grisure. Mais il existe un espace vert que nous vous recommandons vivement. Il s’agit de l’élégant parc Villa Bellini, agrémenté de palmiers, d’oiseaux du paradis, orangers garnis et un paquet d’autres végétaux qui savent conserver leurs feuilles en hiver.
Puis, il serait dommage de ne pas faire quelques pas de plus pour atteindre le jardin botanique (gratuit). Ce n’est pas juste une superbe collection de plantes originales, c’est aussi un bel endroit où paresser à l’ombre.
Enfin, si vous êtes toujours en manque de verdure, mais aussi de jaunure, bleuture, rougure et toutes les autres coulures, passez une tête dans le choupinet quartier San Berillo.
Touché il y a quelques années encore d’une mauvaise réputation et évité par les passants, il s’est vu arrangé par ses habitants avec des milliers de plantes, couleurs et bonnes idées. Bref, un quartier décalé, comme la Compagnie Créole les aime.
Notre avis sur Catane
Disons-le clairement, Catane n’a pas été un coup de cœur similaire à Palerme, que nous plaçons un cran au-dessus pour le patrimoine et la douceur de vivre. Mais cela reste une ville qui mérite d’être découverte, combinant les ingrédients de base du charme sicilien et quelques épices secrètes qui font son caractère unique : sa légère désorganisation, sa nourriture de rue, son soleil hivernal, ses ruelles joyeuses en soirée… Bref, Catane est une bonne étape où passer un jour ou deux, voire plus si vous l’utilisez comme base pour vos balades vers Taormina et l’Etna.
Conseils pratiques pour visiter Catane
Où dormir à Catane
Nous vous conseillons vivement de loger dans le centre. Tout pouvoir faire à pied jusque tard le soir simplifiera grandement votre « dégustation » de la ville. En revanche, prenez garde à lire les avis des clients précédents concernant l’insonorisation des chambres, dans cette ville qui se couche un paquet d’heures après les poules.
Nous ne recommandons par exemple :
- B&B Sciara Larmisi (~ 85€ petit dej compris)i dans un bâtiment historique rénové, de jolies chambres et un petit déjeuner servi sur la terrasse commune.
- Catania House (~ 110€)i qui propose de belles chambres confortables avec balcon.
- Homestay Old Town (~ 65€)i une option moins chère si la salle de bain commune ne vous dérange pas. Un accueil sympa, et encore une terrasse !
Les trois adresses ci-dessus sont bien situées à Catane pour visiter la ville à pied. En revanche, notez que comme d’habitude en Italie, les prix fluctuent très fortement entre basse et haute saison.
Où prendre un verre à Catane
Vous ne mourrez pas de soif, car les bonnes adresses ne manquent pas. La plus fréquentée est certainement Vermut, mais y trouver un bout de table libre est mission impossible. Voici donc quelques autres bars qui nous ont plu :
- Razmataz: le Spritz coule à flots dans ce petit bar rouge qui installe ses tables sous les arbres d’une ruelle piétonne en plein centre.
- Le bar associatif Gammazita : juste à côté du château, sous un énorme caoutchoutier plein de feuilles en hiver, une jolie placette a été libérée des voitures et renommée Place des Livres. D’ailleurs, la liste des cocktails du bar est longue comme un roman.
- Si vous venez l’été, le First Lounge Bar est réputé, sur la place du quartier San Berillo qui-craignait-mais-qui-a-été-ressuscité. En hiver, il hiberne un peu.
Où manger à Catane
- Pour un snack rapide, une championne du club sandwich a accroché de mini tables sur une barrière de la jolie rue Crociferi. Cela s’appelle la Tosteria, options végé/vegan/carnivores.
- Si votre estomac réclame une pizza, c’est chez Pizzeria Katane que nous avons trouvé la plus deliziosa. Service principalement à emporter (juste 2 mini tables à la belle saison) et en soirée uniquement.
- Quant aux vrais restaurants, notre préféré est La Cucina Dei Colori. Surtout le midi, avec sa formule buffet : 2 mets pour 10€ (déjà copieux), 3 mets pour 13€ (pour ceux qui ont faim), 4 mets pour 14€ (pour les ogres). Très bon, bio, végétarien et terrasse sympa.
La météo à Catane en décembre
Il peut faire un brin frisquet en soirée, mais globalement le soleil brille souvent et réchauffe les températures à 15 – 20°C en journée. L’hiver à Catane n’a rien à voir avec celui au nord de l’Italie.
Autour de Catane (ohé ohé)
Nous ne sommes pas les mieux informés pour conseiller des plages. En revanche, nous avons des articles de blog qui abordent les visites d’Aci Castello, Aci Trezza, Acireale, Taormina, Syracuse, ainsi qu’une randonnée pour saluer l’Etna. Le sud-est de la Sicile est riche en découvertes !
Venir en Sicile en train de nuit, complément d’info
Si vous envisagez une alternative à l’avion, le train de nuit italien nous a bien plu. Nous avons embarqué à Gênes, mais il est aussi possible de grimper à Milan (avec des correspondances depuis la France), Rome ou autres. Il ne faut pas être pressé, mais le confort est là. Pour 60€ chacun (tarif basse saison), nous avions notre cabine double privée avec des draps propres, un kit de toilette, un encas, et le wagonnier qui toque à 9h du matin pour déposer un café chaud entre nos mains endormies. Par la fenêtre, s’enchaînent les collines de la Calabre, les cactus, les reflets bleus-cyans de l’eau, les palmiers, puis l’Etna et les vergers d’orangers.
C’est tellement sympa de vous lire, les escapades, les histoires, les dessins, les photos….
Merci beaucoup, vous m’inspirez!
Trop gentil, merci !
J’ai cherché cet article (qui n’existait pas encore) avant de venir de m’y rendre pour 2 semaines.
Nos buts n’étant pas les mêmes (je ne fais pas de tourisme à 100%), je suis passé à côté de quelques atouts et lieux que vous décrivez.
Néanmoins, mon avis est quand même plus que mitigé sur cette ville après avoir sillonné la ville à pied. En dehors des quelques axes touristiques (Via Etna, places Duomo, Università, et un peu le parc Bellini), je trouve que les lieux de vies et rues sont négligées dans leur ensemble et ne sont pas agréables à parcourir.
Ordures, parkings sauvages, bâtis dégradés et vieillots, peu de choses m’ont fait rêver. L’Etna en toile de fond redonne toutefois du cachet sur un plan paysager.
J’ai retrouvé cet aspect à Palerme, et c’est donc une question de sensibilité et de savoir apprécier le verre à moitié plein…
J’espère que les siciliens viendront progressivement à prendre davantage soin de leur environnement. Je pense qu’on peut parler de gâchis, car les pépites architecturales ne manquent pas en effet.
Pour finir et désolé pour le pamphlet, je continuerai à suivre votre blog avec plaisir, par ailleurs très agréable à lire 🙂
Salut Stéphane,
On ne l’exprime qu’en pointillés dans l’article, mais on est bien d’accord sur l’état de propreté de la ville, et plus généralement de l’ensemble de la Sicile. Par exemple les décharges sauvages en pleine nature nous ont écœurés. On n’est pas trop fans des villes trop lisses non plus, mais là il y a de la marge 🙂
Bonjour,
C’est toujours un plaisir de vous lire, je m’apprête à partir le 25 février 2023 en sicile et je vise justement la partie de vos futures publications (taormina, syracuse, etna), en espérant que cela n’est pas trop galère pour s’y retrouver avec les bus et ou train.
Merci pour votre beau travail inspirant
Merci ! Notre article sur l’Etna arrive bientôt, pour le reste ça risque d’être juste. On a trouvé facilement des infos en ligne sur les bus et trains et on a utilisé un mélange des deux. Parfois les gares de train sont un peu loin des centre-villes, en étant chargé mieux vaut privilégier le bus et arriver en plein centre. Si tu vas à Syracuse depuis Catane, fais attention à ne pas choisir un train qui arrive de Rome, ceux-là sont souvent en retard. On a adoré Syracuse en particulier ! Flâner dans la ville et aussi louer un vélo pour se balader sur la côte au nord de la ville. Profite bien de l’est de la Sicile !
Hello de nouveau et merci pour votre réponse.
Maintenant je cherche l’article sur Syracuse qui n’existe pas 🙂, venant de m’y poser pour une nouvelle période, et c’est la première ville de Sicile que je trouve agréable avec un sérieux effort fait au niveau aménagements et propreté.
@sophie : pour ma part , j’ai trouvé les trains interurbains (Palerme – Messine – Catane – Syracuse) très efficaces jusque là, et á l’heure.
Nous aussi, Syracuse nous a emballés !
Désolés pour le retard dans la rédaction des articles 🙂
Bonjour à vous.
Merci pour cet article interessant et riche en informations !!
je me rends à Catane à la mi Mai pour 3 jours puis Palerme aussi 3 jours .
l’occasion d avoir des bons points de base pour profiter au maximum .
je vous fait une mise à jour dés mon retour
christophe
Bonjour Christophe,
On te souhaite un bon séjour d’avance, et avec plaisir pour avoir ton retour !
surtout ne pas oublier de visiter le palais biscari ..et si vous avez la chance de faire la visite avec le propriétaire (qui parle un francais impeccable) cette visite vous laissera un très chouette souvenir.
nous avions réservé la veille , l’hotel « etna » ..vue sur la via etna ; batiment ancien plein de charme (chambre gigantesque) .
Nous avons visité catane fin septembre 22; rentrant une journée plus tôt que prévue, des iles éoliennes afin d’être sur de ne pas etre bloqué la bas) et nous en gardons un bon souvenir.
Nous aussi, nous avons eu droit à la visite guidée du propriétaire du palais, il sait bien raconter les choses !
Dommage pour votre jour de moins aux îles Éoliennes, mais on dirait que vous avez pu en profiter un peu quand même.
Bonjour, je suis à catania entre 3 et 6 mois par année, franchement je trouve pas si sale que ça, c’est le sud. Et en connaissant aussi de grandes villes françaises comme Paris, Marseille, ou Lyon, ça c’est vraiment des ville très très sales…. au moins à catania on ne voit pas des rats partout
Le niveau de plastiques et papiers par terre est assez élevé, mais on est d’accord que ça paraît toujours moins sale que les crottes de chiens ou les pipis d’hommes, typiques des villes françaises !
Super description ! J’ai envie d’y aller.
Merci !
C’est un délice de vous lire, merci.
Franchement mention spéciale pour la compagnie créole, vous avez fait ma journée!
Un ti bo de Martinique!
Et je file lire la totalité de vos proses je suis conquise
Haha merci c’est gentil. On s’était bien amusés à l’écrire !
Un voyage est prévu en Sicile ?